top of page
Hide and Seek

FAQ

L’accès aux services de base, notamment de santé et d’éducation, est essentiel à la survie des populations en situation de crise. Les services de santé doivent être soutenus et/ou rétablis durant les situations d’urgence, notamment dans le cadre des crises sanitaires (Ebola, choléra, etc.). L’importance de maintenir ou remettre en place l’accès à l’éducation se révèle tout aussi fondamentale au vu des impacts dramatiques d’une déscolarisation prolongée sur une société toute entière dans les contextes de crises durables.

Souvent considéré comme un champ d’action du développement, le soutien aux secteurs de l’éducation et de la santé est devenu un axe de travail des acteurs humanitaires dans les contextes de crise durable ou de déplacement de populations sur le long terme. Par ailleurs, certaines crises comme Ebola ont pu révéler des fragilités préexistantes des systèmes de santé nationaux, incapables d’enrayer l’épidémie. L’accueil de populations déracinées demande des efforts spécifiques des systèmes éducatifs et de santé publique qui se trouvent saturés par les flux de populations.

L’aide au développement, en soutien à ces systèmes nationaux, peut ainsi avoir un rôle de prévention des crises. Cette thématique illustre de fait l’un des aspects les plus forts du lien entre urgence et développement et devient à ce titre de plus en plus importante dans les contextes fragiles.

ACCÈS AUX SERVICES DE BASE (SANTÉ ET ÉDUCATION)

Delivering Package

L’architecture du système international de l’aide humanitaire et de la gestion des crises est en évolution permanente. Dans un secteur marqué par la complexité des contextes d’intervention, la croissance des besoins humanitaires, la multiplication des acteurs et la recherche d’efficacité, de profondes évolutions s’avèrent nécessaires. Leurs effets (attendus ou non) sur les populations, les programmes et les acteurs doivent être suivis et analysés.

Le « système humanitaire se compose d’une multitude de familles d’acteurs en relation les uns les autres, organisées autour de la réponse aux besoins des populations touchées par les crises. Les besoins de réforme doivent être en permanence étudiés, tandis que celles mises en place pour améliorer son efficience doivent être accompagnées dans la durée et leurs effets analysés.


Différents types de partenariats (par exemple, entre acteurs publics et privés ou pour le fonctionnement en consortium), différentes modalités de coordination (en clusters ou selon une approche territoriale), différents niveaux d’intégration (entre acteurs diplomatiques, politiques, militaires ou humanitaires), sont autant d’éléments qui structurent l’architecture du système de l’aide et ont des conséquences directes sur les acteurs opérationnels.

ARCHITECTURE DE L’AIDE

Si les déplacements de populations sont une constante des sociétés humaines, ce phénomène s’est accentué au cours de la présente décennie. Ceci devrait encore s’accélérer dans les années à venir en raison des évolutions démographiques et de l’inégale répartition des richesses, de la persistance de crises politiques et des conflits, de l’urbanisation croissante et des effets du changement climatique. Or ce nombre croissant de déplacés forcés contribue également à l’augmentation des besoins humanitaires à l’échelle mondiale.

Cette crise globale du déplacement forcé affecte prioritairement les régions voisines des conflits et des zones de déstabilisation, avant d’induire des mouvements ultérieurs vers les pays les plus riches (États-Unis, Europe, Australie, etc.). Cette situation pose aux acteurs de l’aide, mais aussi aux gouvernements locaux et nationaux, des défis majeurs en matière de prévention et de recherche de solutions, de sûreté et de protection des personnes déplacées, d’adaptation des systèmes urbains et d’accès aux services de base.

Enfin, l’étude des causes complexes de la migration forcée – qu’elle soit interne ou transfrontalière, due à un conflit ou une catastrophe –, et de ses conséquences pour les populations et les acteurs concernés, notamment en situation de déplacement prolongé, constitue un enjeu majeur pour le secteur.

DÉPLACEMENT DE POPULATIONS

Les populations affectées ne sont pas un groupe homogène et se distinguent par leur identité de genre, leur âge, mais aussi par leurs croyances, origines ethniques, etc. Afin d’éviter des impacts négatifs sur certains groupes et d’assurer des programmes adaptés et pertinents, les acteurs de l’aide doivent s’attacher à connaître, comprendre et apprécier la diversité des populations dans tous les contextes d’opérations crise et post-crise.

Au sein du secteur de l’aide, la question du genre et du rôle de la femme s’est imposée depuis de nombreuses années et est aujourd’hui intégrée de façon transversale dans les programmes. Cependant, d’autres groupes peuvent avoir des besoins spécifiques (jeunes hommes, personnes âgées, enfants, personnes handicapées, etc.) selon les contextes. Ainsi, plusieurs types de caractéristiques sont progressivement pris en compte dans les programmes d’aide au sein d’une approche globale de la diversité qui doit encore être améliorée dans le secteur pour des réponses plus adaptées.

DIVERSITÉ (GENRE, ÂGE)

Citrus Fruits

Si l’accès à l’eau potable est un besoin vital, l’accès à un assainissement adapté est tout aussi fondamental en ce qu’il préserve l’environnement et évite les contaminations ultérieures. Enfin, la promotion de l’hygiène est bien souvent l’un des moyens de prévention les plus efficaces face aux risques sanitaires liés aux maladies d’origine hydrique. Ces trois sujets sont couverts par le secteur WASH dont l’objectif est tout autant l’approvisionnement en eau que la réduction des risques sanitaires et de l’impact des maladies d’origine hydrique.

Les modalités d’intervention pour assurer l’accès à l’eau peuvent prendre des formes très diversifiées depuis l’appui aux stations d’approvisionnement en eau de grandes villes à la mise en place de livraison d’eau par camions dans des camps de réfugiés. De même, les programmes d’assainissement peuvent prendre la forme de construction de latrines ou consister en un appui aux filières d’assainissement et de recyclage existantes. Les problématiques de déchets solides se posent aussi très régulièrement, notamment dans les contextes de déplacements durables.


Les méthodes choisies doivent être adaptées aux spécificités des contextes : l’intervention se fait-elle en situation d’urgence, de reconstruction ou de crise installée, en milieu rural ou urbain, dans un contexte en développement ou en économie de transition ? Tout ceci implique des diagnostics approfondis afin de proposer des solutions adaptées et pérennes, qui éviteront des impacts négatifs sur les populations et leur environnement.

EAU, ASSAINISSEMENT, HYGIÈNE (WASH)

Les crises peuvent être liées à la dégradation de l’environnement et/ou contribuer à cette dégradation. A l’inverse, un environnement préservé facilite la sortie de crise et la résilience des populations. En outre, la réponse humanitaire elle-même peut avoir un impact négatif sur l’environnement qu’il faut impérativement prendre en compte et minimiser selon le principe du « Do no harm » (Ne pas nuire).

La Mere Poule intervient auprès des opérateurs et des bailleurs pour accompagner la compréhension des enjeux et méthodes de la réduction de l’empreinte environnementale de l’aide dans les programmes, en cohérence avec le mandat humanitaire et les engagements de la communauté internationale.
Elle est également à l’origine du Réseau Environnement Humanitaire  qu’il anime, et qui produit des outils méthodologiques et fiches techniques.


Visant à être elle-même un modèle d’excellence environnementale, l'ONG La Mere Poule  réalise également un bilan de ses émissions de gaz à effet de serre.

ENVIRONNEMENT

Modern Architecture

Dans un contexte mondial de croissance continue des besoins humanitaires et de limitation des ressources, les questions de financement et d’allocation de l’aide sont au cœur des préoccupations des bailleurs et, plus largement, de l’ensemble du secteur. Trouver des mécanismes de financements innovants, renforcer la transparence et la redevabilité, baser les décisions sur des données probantes pour garantir une utilisation efficiente et efficace de ressources limitées sont des axes de travail essentiels.

Ces engagements, combinés aux efforts pour mobiliser de nouvelles ressources (avec l’implication d’acteurs privés, de nouveaux bailleurs ou la mise en place de mécanismes de financements innovants, par exemple) et assurer le meilleur usage des ressources disponibles (par l’amélioration des mécanismes de prise de décision des bailleurs de fonds ou une meilleure gestion des risques sur l’intégrité de l’aide) sont essentiels pour l’économie globale du secteur de l’aide.

MÉCANISMES DE FINANCEMENT

Worker with Ladder

SÉCURITÉ ET PROTECTION

Dans les conflits ou autres situations de troubles et de tensions, les populations comme les acteurs de l’aide sont souvent pris pour cibles, malgré les protections juridiques garanties par le droit international humanitaire (DIH). Les stratégies opérationnelles permettant d’assurer le respect de ces protections sont multiples mais constituent un véritable défi dans la plupart des situations. L’évaluation de ces activités représente elle aussi une difficulté par rapport à laquelle le secteur doit continuer de progresser.

Les États signataires des Conventions de Genève se sont engagés « à respecter et à faire respecter » le droit international humanitaire (article 1 commun aux quatre Conventions), c’est-à-dire à encadrer les méthodes et moyens de faire la guerre pour protéger ceux qui « ne participent pas ou plus aux hostilités ». Le statut de réfugié politique a été énoncé et est octroyé par les États pour protéger ceux qui sont obligés de fuir leur pays d’origine « du fait de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un certain groupe social ou de leurs opinions politiques ».

Par conséquent, si la protection juridique relève de la responsabilité première des États, les acteurs de l’aide ont aussi un rôle pour assurer le respect et l’application du droit humanitaire. Certaines organisations, comme le CICR ou le HCR, ont même un mandat spécifique de protection et les autres doivent a minima s’assurer de ne pas exposer les bénéficiaires de l’aide à des risques supplémentaires (Do no harm) et, au mieux, contribuer à renforcer la protection des populations à travers leurs programmes ou des actions de plaidoyer.

L’émergence à partir de 2005 du Principe de Responsabilité de Protéger (R2P) a fait naitre de nombreux espoirs, mais en réalité, n’a pas réellement changé la donne, dans un contexte où le conseil de sécurité de l’ONU est très largement paralysé.

De même, plus les violences envers les populations sont importantes, plus ceux qui cherchent à les assister deviennent des cibles. L’enjeu est alors autant la sécurité des équipes que l’accès aux populations, ce qui amène les acteurs à s’adapter pour dépasser les contraintes d’accès, comme la gestion à distance ou le travail en partenariat avec des acteurs locaux.

Ces enjeux exigent des analyses de contexte et de jeu d’acteurs extrêmement fines et nécessitent une réflexion poussée sur les approches opérationnelles pour renforcer la protection des populations et des acteurs.

bottom of page